Retour sur le Don Jigi Fest

Le weekend dernier se tenait la sixième édition du « Don Jigi Fest » à Vitré. Ce festival a pour volonté de promouvoir l’accès à la culture auprès du public en invitant chaque année des artistes connus et des jeunes talents locaux. Cette année, en têtes d’affiches nous retrouvions Watermat, Panda Dub, Disiz la peste, Broken Back et Clément Bazin. C’est avec ce dernier que nous avons souhaité découvrir le festival.

© Noé C.
© Alexia Ortega

Rencontre avec Clément Bazin

On t’as vu jouer pour la première fois au concert de Fakear au Liberté l’hiver dernier. Tu nous as surpris avec cet instrument qu’on n’a pas l’habitude de voir en musique électronique. Comment t’es venue l’envie de jouer avec un steeldrum ? 

Pour l’histoire du steeldrum, ça a commencé quand j’étais petit. Ma mère m’avait traîné dans une journée portes ouvertes d’une école de musique. Il se trouve que dans cette école, le steeldrum était enseigné et j’ai bloqué dessus ! J’y étais allé juste pour découvrir, j’avais onze ans. J’adorais la musique, je collectionnais des disques mais je n’en jouais pas encore. C’est donc par hasard que j’ai trouvé mon premier instrument de musique.
Ensuite, j’en ai fait non stop pendant toute ma scolarité. Sur le tard, j’ai fait une école de musique pour apprendre les harmonies, les arrangements etc. J’ai appris de cette manière l’écriture de la musique, mais le steeldrum lui ça a été de manière autodidacte.  À l’origine il se joue en orchestre mais au fur et à mesure je l’ai intégré à la musique électronique. C’est devenu l’ ADN de ma musique.

© Noé C.

Parlons de la première partie de Fakear, tu étais présent sur toutes ses dates l’année dernière ?

Oui, on a fait toute sa tournée des Zéniths, avec Douchka notamment. Le concert au  Liberté à Rennes était top, j’ai adoré cette date !

Ensuite, on a fait la tournée des SMAC* (des salles entre 1 000 et 1 500), c’était chanmé ! On s’est fait une dizaine de dates à la suite, le tout en sold out !

*salle des musiques actuelles

Et avant tu assurais celle de Woodkid ?

Alors ce n’était pas sa première partie, j’étais dans le groupe sur scène avec lui. J’ai rencontré cette équipe via un copain. On s’est super bien entendu, du coup j’ai intégré le groupe. On était huit sur scène, j’étais aux percussions électroniques. La tournée a duré presque trois ans. J’ai pu apporter mon steeldrum au bout d’un an ! On l’a incorporé facilement sur quelques morceaux !

A la fin de la tournée, j’ai pu retrouver mon projet que j’avais laissé de côté, parce que ce n’était pas possible de faire les deux.

C’est super ! Ça t’as donné une belle expérience de la scène.

C’était incroyable ! On a tourné en Allemagne, en Islande, à la Réunion… C’était la folie ! On a même été à Coachella.

T’avais bien aimé ce festival ?

C’était marrant, parce que c’est un peu le fantasme des Français… après en vrai si t’es un peu mauvaise langue, c’est le festival de la jeunesse dorée américaine. Aucun festival en France ne ressemble à ça.

Mis à part cet aspect, c’était une bonne expérience ! Quand tu descends de scène et que t’as Pharell qui joue, puis derrière t’as Snoop Dog, Radiohead etc. C’est exceptionnel. On a passé dix jours de folie là-bas.

© Alexia Ortega

Cette année tu sors ton 4ème EP « US », qu’on aime beaucoup. Qu’est ce qui t’as inspiré ? Et dans quelles conditions aimes-tu composer ?

J’avais d’abord fait un EP qui s’appelait « Night Things » dans lequel j’avais vraiment pensé mes musiques autour de l’univers de la nuit. « Return to forever », c’était après deux ans et demi de tournée, j’avais ce réel besoin de composer pour moi.

Ensuite, il y a « US » qui est sorti assez vite. Je me suis isolé après ma tournée et j’ai composé non stop. C’est vraiment la synthèse de toutes ces ambiances d’été, de festivals, d’ambiance avec les copains. Je venais de trouver mon label Nowadays avec qui j’ai pu ressortir un EP et ensuite j’ai fait des dates avec eux. Avec toutes les bonnes vibes que ça a pu créer ! Je cherche toujours à avoir un peu de d’ivresse dans mes morceaux.

Notre coup de coeur va pour Distant et Plastic Town. Aurais-tu des anecdotes ?

Distant ça a été une superbe aventure ! Je suis parti jouer à Montréal en septembre dernier et j’ai rencontré Lia. On a super bien sympathisé, sans forcément parler de musique. On a passé ces quelques jours au Québec ensemble et c’est seulement une fois rentré que j’ai eu le déclic ! Je lui ai envoyé ce morceaux et ça a matché tout de suite. Ça s’est fait très naturellement, comme si on était côte à côte. Ce morceau c’était vraiment une très belle surprise.

Plastic Town est vraiment différente, c’est marrant que ça soit vos deux préférées.
C’est un choix sur un EP de mettre des morceaux qui ne sont pas similaires. Celui-là c’est le dernier que j’ai mis dessus. J’ai longtemps hésité !

Tu as fait le bon choix ! En ce moment tu es donc en tournée, on te découvre avec joie sur la belle programmation des Vieilles Charrues ! Heureux d’y jouer pour la première fois ?

Je suis fou de joie ! J’ai plus hâte que peur, mais je suis vraiment excité de me retrouver là-bas ! J’ai jamais mis les pieds aux Vieilles Charrues…

C’est génial ce festival !

Oui voilà tout le monde me le dit depuis 1000 ans ! Donc je suis super content.

© Noé C.

Est-ce que jusqu’ici tu as une date fétiche ?

L’année dernière à Dour. C’était impressionnant de faire cette scène tout seul ! Sinon je m’étais bien amusé en découvrant Pete The Monkey, un petit festival en Normandie.

Pour finir, il y a cette tournée avec Fakear aussi. Et encore et encore le Liberté.  Le Zénith de Paris aussi, parce que j’étais à la maison avec les copains et ma mère était venue me voir jouer.

C’est toujours impressionnant de se retrouver seul sur scène. C’est un plaisir de jouer ce soir au Don Jigi Fest !

On est contentes de te retrouver ici aussi ! On va finir sur des questions bretonnes : Galette-saucisse ou crêpe caramel et beurre salé ?

Olala je ne peux pas choisir !

Il faut savoir que j’ai découvert la galette saucisse aux Bars en Trans’ l’année dernière. C’est très bon ! Mais le caramel au beurre salé, c’est un coup sur à toute heure. Je vote pour !

Far Breton ou Kouign Amann ?

Le Kouign Amann , obligé ! Dédicace à Douchka dont les parents sont les plus grands exportateurs de Kouign Amann au monde !

Le mot de la fin pour les Rennais ?

J’ai hâte de repasser à Rennes ! J’espère vite revenir, l’année prochaine s’il y a des occasions ! Gros bisous les rennais, à bientôt !

© Alexia Ortega

Nous aussi, on espère le revoir très vite à Rennes ! L’ouverture de la soirée de samedi était parfaite pour nous mettre de bonne humeur. On pense que le jeune public du festival a partagé notre avis, tant la foule se déhanchait sur ses titres.

De quoi se mettre bien en jambes pour les artistes qui suivaient, dont Broken Back que nous retrouvions avec plaisir !

 

Pour finir, nous n’avons pas pu résister à un très bon repas « fait maison » proposé par le festival.

Don Jigi c’était sympa, le public est jeune et friand de faire la fête. Le tout est bien organisé par une équipe dynamique et motivée.

 

 

 

© Alexia Ortega

© Noé C.
© Alexia Ortega

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