« FAUX SANGLANTS » par Alice Schneider

Depuis le 17 septembre, l’exposition « Faux Sanglants » a pris ses quartiers à la Galerie DMA. Vous avez jusqu’au 29 octobre pour aller la découvrir aux horaires d’ouverture de la galerie (voir ci-dessous).

Désacraliser l’art au maximum est au cœur de la démarche d’Alice Schneider. Passée par les beaux-arts d’Angers, avec une parenthèse en agence de pub à Paris, Alice décide de faire ce qui lui plaît. Retour à Angers avec une première résidence au PAD, puis au Mans depuis maintenant six mois. « All kids in my head – Faux sanglants » est sa première exposition à Rennes. Plusieurs projets antérieurs dont « Fridge landscape », des paysages dystopiques tirés de jeux vidéos des années 90 peints, puis découpés et assemblés en magnets avant de se retrouver sur des frigos pour que les gens puissent jouer avec. « Chacun compose sa propre peinture et on peut même les tâcher avec du ketchup, ce n’est pas grave ». Les magnets ont également été exposés au festival Levitation d’Angers avec plus de 1000 pièces trônant face à la scène.

galerie DMA

Aujourd’hui Alice Schneider, qui se sent plus proche du street-art, présente ses 200 dessins (199 plus exactement), réalisés à l’encre de chine entre le 12 juin et le mois de septembre, qui recouvrent les murs de DMA. Des dessins numérotés dans l’ordre chronologique, qui permettent ainsi de placer l’exposition dans un axe temporel, mais regroupés par thématiques pour l’occasion : les animaux, Walt Disney, l’influence à Wall Disney, la bouffe, le rapport au corps, l’amour et le sexe, les désillusions, le jeu et tout ce qui tourne autour du paradis perdu, les faux espoirs, la religion, les nouvelles technologies et enfin l’actualité… Alice Schneider raffole des jeux de mots « un peu bas de gamme, des jeux de mots blague carambar » et les références un peu (beaucoup) sexuelles, car finalement c’est toujours « facile ». Une vision de la vie en noir et blanc, du blanc presque beige, afin de se distinguer des murs de la galerie. « Avant j’étais assez addictive à la couleur, mais ce qui me plaisait dans le noir et blanc, c’était la facilité d’accès du dessin ». Une photocopieuse est installée et le public peut repartir avec le modèle qui lui plaît (contre 2 euros dans la cagnotte). « C’est pas cher, facile à diffuser, complètement désacralisé. C’est quelque chose que l’on ne retrouve pas dans la peinture ou dans la couleur ». Le dessin est accessible et se diffuse à l’infini. Une trentaine de tote-bags (20 euros) est également en vente et des modèles à la commande « On peut choisir n’importe quel dessin que je reproduis directement sur le sac à l’encre de chine, ce n’est pas de la sérigraphie… » mais une pièce unique. A découvrir de toute urgence.

Pratique : Exposition « All kids in my head» dans le cadre de la programmation des portes ouvertes des ateliers d’artistes 2015, organisé par Rennes Métropole. Visible jusqu’au 29 octobre. Horaires d’ouverture de la galerie : de 9h à 12h et de 14h à 18h. Galerie DMA, rue Rennes.

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