Vielspaß FADE TO DARK

1466024_468684463241636_99446644_n Après une première session « Vielspaß HERBST «   qui a su conquérir le public rennais, le jeune label Vielspaß devenu un incontournable de la scène techno-électro et artistique rennaise revient avec FADE TO DARK . Pour cette nouvelle soirée, le label fête son anniversaire en utilisant ses ingrédients magiques : musique pointue, à l’honneur la disco-wave avec Antoni Maiovvi, Plastique de Rêve et Le Club Cuisine, et l’univers psychédélique et pop de Maxime Roy qui réalise l’affiche, le visuel du vinyle sorti pour l’occasion et la mise en image de la soirée. Ça se passe ce vendredi 31 janvier, de minuit à 6h, juste avant on file s’échauffer au vernissage organisé par DMA avec Beef n’ Weasel qui assurera le Warm up, à partir de 18h30 (entrée libre).

A l’occasion de ses 1 an d’existence, on a posé quelques questions à Nicolas Prioux, un des papas du label…

D’où est venue l’idée de créer un label mêlant musique et art visuel ? Qui est à l’origine du projet ?

L’idée de créer un label m’est venue suite aux événements organisés à la galerie DMA pour les vernissages où nous invitions un traiteur “cuisigner” (contraction de cuisinier et designer) à prononcer comme cuisailleuneur, pour donner une dimension festive aux expositions, puis des DJs, puis ensuite à organiser des afters avec Crab Cake car je crois que l’art a besoin d’être vécu comme quelque chose d’immersif et pas frontal. Ces events artistiques nous ont ensuite conduit à considérer la musique comme un projet transversal à part entière dans la programmation de DMA, d’ou l’idée de produire un objet (le disque) accompagné d’un environnement (le visual art) et organiser des soirées à l’Ubu après nos vernissages.

Le choix de la musique électronique s’est-il imposé comme une évidence ? Pensez-vous éventuellement intégrer de nouveaux « styles » de musique ?

Avant de créer Dma j’ai été partymaker à Rennes, DJ et un peu producteur de musique éléctro ce qui explique cette orientation. Cette musique correspond à ma génération, je suis né et j’ai grandi en même temps qu’elle et je me suis complètement approprié ses codes, ses expériences, et ses modes de vie. L’electro correspond tout à fait à l’esprit de DMA qui est une sorte de homestudio, lieu de projets ouvert aux expériences, transversal, festif et innovant je pense…

Comment procédez-vous en ce qui concerne le choix des artistes ? Y a t-il un « fil conducteur » en particulier, ou est-ce vraiment au coup de coeur ?

Nous choisissons les artistes en fonction de styles musicaux assez influencés par les 80es comme l’electrofunk, l’acid house, la minimale wave, la disco italo, la new beat… Ensuite ce sont les coups de coeur qui guident les choix avec une attention particulière pour le “développement local”, c’est-à-dire donner accès à la prod à des artistes locaux. Kiwisubzorus est le meilleur exemple de story sur le sujet, j’en suis très fier… Mais nous avons un réseau beaucoup plus large de connaissances et amis plus confirmés que nous souhaitons également signer.

Il y a d’un côté Crab Cake, de l’autre DMA, est-ce facile d’allier les deux sur un même projet ? Y a-t-il des contraintes en plus, par rapport à un label de musique lambda ?

Luke de Crab Cake a été DA sur le premier disque et la première soirée Ubu, c’est quelqu’un de très pro et nous avions besoin de son expérience pour lancer ce projet. Depuis nous volons de nos propres ailes.

Ca fait déjà un an que vous avez lancé Vielspaß, vous avez sorti deux vinyles et quelques produits dérivés comme des sacs, t-shirts, vous avez d’autres projets de sorties en tête ?

Oui il y a 3 autres disques en préparation, nous allons intensifier les sorties vinyles et le booking commence aussi à se développer avec des dates prévues à l’exterieur. Nous avons également un studio de prod complet qui est maintenant opérationnel et qui va permettre à d’autres artistes de venir travailler sur des machines ou sur sur du matériel permettant de mixer et masteriser leurs tracks. Nous visons le développement de notre projet à l’étranger ce qui va être l’effort principal de 2014.

Et au fait, pourquoi avoir choisi « Vielspaß » comme nom ?

Vielspaß veut dire “amuse toi” je crois que ceux qui sont venus à DMA comprennent le message !

Tu peux nous parler un peu de la soirée du 31 ?

La soirée du 31 s’appelle Fade To Dark, un fondu dans l’obscurité, nous avons invité Plastique De RêveAntoni Maiovvi, et Le Club Cuisine car ils représentent très bien notre style qui est lui même à l’articulation des différents styles musicaux que j’évoquais plus haut avec ce côté sombre et dense à la Carpenter. L’univers visuel est mis en oeuvre par Maxime Roy qui va parachever le côté horror show de l’événement avec l’expo à DMA et l’environnement visuel & vidéo à l’UBU . La soirée commencera par un warm up “bargain” dans la cave de DMA avec les Beefs’ n Weesel aux platines et le vernissage de Maxime Roy dès 18H30.

Quels ont été les gros coups de coeur en 2013, dans les artistes que vous avez rencontré/fait jouer ?

Les Beef’ n Weesel, Ali Renault et Xéno & Oaklander pour les exterieurs, et Kiwisubzorus notre  prodige local

Déjà en train de bosser sur la prochaine soirée ?

Oui nous prévoyons quelques soirées events à DMA prochainement avec les DJ du label + guests et une programmation minimale wave le 22 février.

C’est pas un peu énervant quand les gens mettent un B à la place du magnifique ß ??

Ahah c’est surtout que cette prononciation “Vielspabb’” est atroce à entendre (prononcer « file j’passe »), mais je pense qu’on finira par s’y habituer (ça fait initié de le savoir)  comme le logo DMA qui nous a valu longtemps les pires critiques …

Merci beaucoup à Nicolas Prioux, DMA, Vielspaß tout ça, tout ça d’avoir répondu à nos questions, rendez-vous vendredi soir, Tchüss !

 

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