Rencontre avec l’artiste rennais –Ali–

© Ali
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Avez-vous déjà fait attention à ces motifs ultra-détaillés parsemés dans les rues de Rennes ? Il s’agit là de l’œuvre d’un étudiant, Quentin, alias Ali. Du haut de ces 21 ans, ce jeune artiste a participé à plusieurs expositions, dont « Mandala » à l’espace M lors du festival Maintenant organisée par l’association Electroni[k], en octobre dernier. Avis aux curieux, Ali prépare d’ores et déjà une nouvelle exposition dans le cadre du prochain festival Urbaines.

Nous avons rencontré Quentin, afin d’en savoir davantage sur son univers artistique, ses inspirations et sa manière de travailler.

Depuis plus d’un an, Ali s’intéresse de près aux mandalas, véritables supports de méditation dans la religion bouddhiste. Ils représentent également des œuvres d’art à part entière, complexes et infiniment détaillées. Par ailleurs, Ali se passionne depuis longtemps pour le street-art. Il débute avec des collages de petits persos dans les rues et expérimente le pochoir. La découverte du mandala lui permet de développer son propre style. Et de se démarquer.

En effet, les travaux d’Ali sont reconnaissables au premier coup d’œil. D’autant plus que ceux-ci s’observent davantage sur le bitume que sur les murs. Ali a cet avantage d’avoir la place qu’il souhaite lorsqu’il travaille avec ses copains dans des endroits désaffectés. Mais l’artiste expérimente également les trottoirs de la ville de Rennes. Pour Ali, « c’est ça qui est bien avec le street-art, c’est accessible à tout le monde. Cela peut se trouver partout ». Et même quand on marche les yeux rivés au sol.

© Ali
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Concernant sa manière de travailler, Ali s’intéresse plus au processus de création qu’au résultat lui-même. Il s’agit d’expérimenter chaque mouvement, chaque tracé. Progresser de motif en motif. Ali a pour habitude de ne jamais faire de plan ou croquis des mandalas qu’il va concevoir. Son talent réside dans l’imagination et la recherche de nouvelles formes. En somme, ses travaux sont l’œuvre d’une réelle méditation et concentration. D’autant plus que l’artiste peint ses mandalas à main levée et sans repère (s’il vous plaît).

© Ali
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Enfin (et c’est notre gros coup de cœur), Ali s’essaye au land art. Se passionnant pour des artistes tels que Andy Goldsworthy ou Simon Beck, le jeune artiste s’est isolé quelques heures dans la forêt de St Jean de Monts en Vendée. Il y a récolté feuilles, pétales, branches, pour composer des mandalas. Vous avez dit méticuleux et ultra-patient ? En tout cas, Ali livre une œuvre poétique par son éphémérité, esthétique par sa complexité et tout simplement impressionnante.

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Le travail d’Ali vaut vraiment le coup d’œil. Donc, visitez son Tumblr et restez vigilent concernant ses prochaines expositions !

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