Retour sur les 24 heures du Vent

24 heures du ventLa semaine dernière (vendredi 21 et samedi 22 juin), les Ateliers du Vent présentaient leur tout nouvel évènement : « Les 24 heures du vent ». Nous avons profité de l’occasion pour pousser les portes du 59 Rue Alexandre Duval et pour aller à la rencontre d’Alain Hélou, le directeur artistique des Ateliers du Vent.

Les Ateliers du Vent, c’est un collectif d’artistes qui est né en 1996. « C’est un collectif pluridisciplinaire, l’idée c’est depuis le départ de rassembler différentes disciplines en un même lieu de travail, de propositions, de recherches. On parle de diffusion à proprement parler. » Il s’agit du 4e lieu de l’association qui avait investi auparavant, le Boulevard de Meetz, l’avenue Aristide Briand ou encore le boulevard Villebois Mareuil. « Nous sommes entrés dans le lieu actuel en 2006, il s’agit d’une ancienne usine Amora que l’on a repérée et sauvée de la démolition, à l’époque cela faisait deux ans que l’on négociait avec la ville pour trouver une solution pérenne. On est passé par la location le squat, le bail précaire, d’une grange à une maison bourgeoise, totalement improbable à un petit immeuble et un hangar. Là, on a vraiment un lieu qui nous permet d’accueillir un public plus régulier ». A chaque nouveau projet, la structure est la même : « Nous recherchons un équilibre entre le temps de travail interne et l’expérimentation. Nous faisons des propositions régulières au public : expositions, cabarets ou  rendez-vous pluridisciplinaires ». Dans l’histoire des Ateliers du Vent, la place a été laissée à la variété. « Nous faisons des événements ouverts au public qui traduisent les curiosités du collectifs, avec en même temps des lignes de continuité : intérêt pour la poésie, les démarches expérimentales, les chanteurs, les écrivains, les mouvements avant-gardistes. On cherche à chaque fois à conserver une dimension populaire et festive ».

 © Estelle Chaigne & Nataliya
© Estelle Chaigne & Nataliya

« Durant les 24 heures, on rassemblait l’ensemble du collectif, mais également les adhérents, qui soutiennent le projet et qui s’investissent régulièrement dans la vie du collectif. L’idée est de rassembler les gens pour créer une forme nouvelle. » Après l’organisation de divers évènements comme  » la Vilaine guinguette », La Vilaine Kermesse », « les Vilaines Balades », le collectif a souhaité faire une proposition inédite. « Il s’agit de la première édition des 24h du vent, une sorte de performance collective. On ouvre pendant 24h, c’est un engagement de l’ensemble du collectif, une sorte de temps ramassé pour exprimer toutes les facettes du collectif ».

 © Estelle Chaigne & Nataliya
© Estelle Chaigne & Nataliya

Durant 24 heures, le public était amené à partager la vie du collectif artistique pour un évènement en plusieurs temps : « Départ des 24heures » (mémory, douch’box, courses frigos, borne arcade et musique) « Le super clip » (invitation à réaliser un clip et visionnage de l’ensemble), « La nuit électronique » (Label Eumolpe, collectifs Midi-Deux et Digital Shaperz pour une soirée RAW avec le duo UFODYSSEA : Mioshe et Kiwisubzorus, KEJKIA : Ringard et Théo Muller, T.O.M. Avatars et enfin Françïs), « Le petit déjeuner sonore et ludique » (collectif mouvement planant: concert de Polo’s loops et collectif data, construction participative de robot en carton par les frères Zipper, détournement numérique par l’association 3 hit combo, un voyage par l’écoute de Charles premier et pièce sonore de Pascal Pellan), « Courant d’air » (ouverture des ateliers d’artistes des ateliers du vent : Christophe Ecobichon, Juliette Philippe, Scopitones et cie, Morvandiau, Brigitte le Prêtre, Céline Le Corre, Alain Hélou, Mickael Lecoq, la Sophiste, Régis Guigand, la Cie Les becs verseurs…Purée dure, Daniel Paboeuf, Pierre Fablet et Thierry Salvert).

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