Lancement de la revue d’Arts Epoka

Les deux collaboratrices Dorothée Petroff et Alisée Casanova nous ont accueillies jeudi soir au Jardin Moderne, pour l’inauguration de la première revue d’Epoka, projet de l’association éponyme créée en Novembre dernier. Les oeuvres exposées, inédites ou bien que l’on retrouve dans les pages de la revue, sont à la fois très différentes et assimilables par le thème des Mythologies, mais pas que. En effet, la revue est entièrement éditée en noir et blanc. Volonté d’incarner la sobriété, ce critère majeur donne un côté underground au projet. Pour l’occasion, la soirée s’est poursuivie avec un concert de Yakoba, soliste multi-instrumentaliste, et le DJ Rohr Sha.

Pourquoi EPOKA ? Le nom évoque avant tout le mot époque : « c’est une référence au temps long, ça prend le contre-pied de la rapidité, mais il vient aussi du grec. C’est la suspension de tout jugement », explique Dorothée Petroff.

La revue, qui s’apparente à un livre d’art, est une réaction face à la crise de la presse avec la montée du numérique. Les deux fondatrices ont notamment collaboré avec Christophe Viart, professeur à l’Université de Rennes 2. EPOKA rassemble des artistes de différents horizons, qu’ils soient émergents ou plus connus. Dénichés surtout grâce au bouche-à-oreilles, par un effet de réseau, certains ont fait les Beaux-Arts, d’autres sont davantage spécialisés dans le graphisme. Très impliqués dans le projet, ils ont même tenu à y participer financièrement, complétant ainsi les dons récoltés grâce à la plateforme de financement participatif kiss kiss bank bank.

Mais le plus de la revue, c’est bien son aspect pluridisciplinaire. D’une frise représentant le sacre de Napoléon, à une statue grecque au langage de rue éditée en BD, en passant par différents essais, interviews et travaux littéraires, tout le monde peut y trouver son bonheur. Les lecteurs seront aussi forcément conquis par l’affranchissement de contraintes. Les artistes sont en effet complètement libres, y compris au niveau du temps : « ce n’est pas un périodique, nous publions ce que nous voulons, quand nous le voulons ». Une aubaine pour les heureux élus publiés dans EPOKA.

Pour les intéressés, contactez l’association EPOKA afin de recevoir votre premier numéro !

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