Interview The Way of life

Début octobre, le funk débarque à Rennes ! En plus de la première édition du festival Le funk prend les Rennes, qui propose soirées, films, concerts, etc. dédiés à la culture « funk », le groupe The Way Of Life met l’ambiance à l’Étage, le 3 octobre. Ils ont été choisis, avec sept autres groupes Rennais, pour jouer à l’une des soirées organisées par Rennes Métropole, pendant leur évènement phare de cette rentrée, Viva-Cités. Interview très « groovy » de trois membres du groupe, Maëva, Guillaume et Thibaud, réalisée par Manon, auteur du blog Lavierennaise.


Manon : Votre groupe s’appelle The Way of Life, qui signifie le mode de vie. Quel est le mode de fonctionnement de votre groupe ?

The Way of Life : C’est un peu tout le monde qui parle (Rires) ! Au niveau de la composition des morceaux, chacun émet des idées et c’est une sauce qui prend, ou ne prend pas d’ailleurs. On cherche beaucoup pour trouver une base rythmique et après, cela s’enchaîne ! On est neuf membres dans le groupe et même si on est tous amis, c’est toujours dur d’être d’accord sur tout. Il faut faire des compromis. Ce n’est pas possible de faire autrement, cela fonctionne comme cela. Au tout début en 2007, c’était la base rythmique batterie, basse et guitare. Au départ, c’était seulement un groupe instrumental. L’un des fondateurs des Way of Life est parti et après, on a changé de point de vue : avoir plus de membres dans le groupe et donc, inclure du chant dans nos chansons.

Sur votre MySpace, il est marqué que votre groupe est « depuis le début, un projet collectif ». Qu’est-ce que cela signifie et qu’est-ce que cela change par rapport à un groupe « normal » ?

C’est plus compliqué (Rires) ! Comme on l’a dit toute à l’heure, on est dans une démarche globale. On ne peut pas avancer si tout le monde n’est pas d’accord alors on doit avoir une diplomatie générale, que ce soit musicale ou dans les choix qu’on fait. Y’a pas de leader ! (Rires) The Way Of Life ne cherche pas à être différent d’un autre groupe. On se démarque juste parce qu’on joue un style de musique qui n’est pas beaucoup joué et qu’on n’a pas de façon de faire.

Est-ce que sur vos morceaux, en studio comme pendant les concerts, vous improvisez ?

En « live », cela se produit plus que pendant les enregistrements. Mais il y a quand même des repères. Si neuf personnes partent en impro’, cela risque de devenir n’importe quoi ! On a un morceau un peu dédié à cela, Afro-beat. Au milieu de la chanson, on essaye de faire participer le public. Le saxophoniste lâche son instrument et vient discuter avec les spectateurs mais ils ne comprennent pas souvent ce qu’il dit (Rires). C’est ça qui est intéressant, faire un véritable show. Le groupe est à un tournant où on se pose certaines questions…

Et quelles sont-elles ?

Celle de faire un spectacle, par exemple. Plus théâtraliser les choses, que ce ne soit pas juste un concert. Avoir une véritable mise en scène, des costumes attitrés et des éléments de décoration comme customiser la batterie. C’est la petite touche en plus qui fait qu’on se rappelle du groupe et de son univers !

Votre groupe s’intitule plus précisément The Way of Life & The Funk Collective. Qu’est-ce que le Funk Collective ?

Cela a été supprimé mais à la base, on souhaitait faire venir des musiciens qui ne faisaient pas partis du groupe, sur certains morceaux en live. Voilà ce qu’est le Funk collective. Au final, on s’est rendus compte que c’était tout le temps les même personnes qui étaient présentes sur scène ! Et ils sont restés. On est passés de collectif à groupe. Mais il risque d’y avoir quelques invités lors du concert du 3 octobre…

Quels sont les groupes qui vous influencent ?

C’est une question piège ! On ne fait pas tous du funk. Certains viennent du métal, d’autres du pop-rock. On écoute tous certains groupes communs mais l’inspiration de nos morceaux ne vient pas spécialement d’un groupe de funk en particulier. Le blaxploitation fait parti, tout de même, de nos influences. Il y a bien entendu des classiques : James Brown et Gainsbourg -notamment la chanson Love on the beat-.

Vous faites un concert à l’Etage, le 3 octobre. C’est une date importante pour vous ?

Oui parce qu’on a invité beaucoup de programmateurs à venir nous voir pour prévoir une tournée en 2013. Il faut qu’on fasse un bon concert pour cette date. C’est la première fois qu’on se produit à l’Etage !

Votre premier EP, sorti au printemps 2011, s’appelle Groove addiction. Pourquoi avoir choisi ce nom ?

Un de nos morceaux s’intitule Groove addict, cela découle de ça. C’était sympa comme nom. On aime bien quand ça groove ! On peut pas sortir un morceau si ça groove pas donc… C’est une marque de fabrique du funk, quand même. Après faut définir groove et funk… Le groove, c’est imprévisible et entraînant. Ça ne se définit pas vraiment, cela se ressent.

Le funk et le groove, est-ce la même chose ?

Pas vraiment, non. Le funk, c’est plus vieux que le groove. Pour faire du groove, on rentre à un stade où on est obligé de penser la composition pour que tous les éléments du morceau s’enchaînent et se complètent. Mais le mot a été vulgarisé dans la langue courante, tout le monde dit « Ah, ça groove ! ». Le funk, c’est vraiment pour le délire ! Ce n’est pas pour rien que cela veut dire « sale ».

The Way of life, plutôt groove ou plutôt funk ?

Plutôt funk que groove ! Mais c’est difficile de se décider (Rires) ! On est pas vraiment rattachés à un style de musique. On ne fait pas du vrai funk ni du vrai groove. C’est un mélange des deux. De toute façon, comme cela vient au fur et à mesure, au début d’un morceau, cela va être groove et à la fin, cela ne donne pas du tout le même résultat. Des fois, il y a des membres du groupe qui veulent faire des chansons plus calmes, plus douces alors que d’autres ne le veulent pas du tout. On fait un mix’ de tout ça. On fait des morceaux « love » sales et vivants, comme Disco Porn, par exemple.

Comment est votre rapport avec le public ?

Dans l’ensemble, tout se passe très bien! On a joué dans plein d’endroits différents comme dans des festivals punk, avec les Monty Picon et Parabellum, les « papa » du punk français. Au final, cela se passe super bien car c’est festif et le public punk est très réceptif à notre dynamique. En général, les spectateurs sont ouverts car on fait de la musique pas rangée dans un style en particulier. On peut être programmés dans des festivals et des concerts super variés. Notre musique fait juste bouger ! On est juste là pour s’amuser, on ne revendique rien du tout. C’est ça la mentalité du funk, c’est un engagement social plus que politique, celui de pouvoir briller en société par le biais de la musique.

Vous parliez de faire une tournée en 2013 toute à l’heure, déjà des dates de prévu ?

Non, pas encore. On prévoit de tourner dans tout le grand Ouest si possible en allant jusqu’à Paris. La moitié de la France, ce serait l’idée. On a un objectif, faire suffisamment de dates pour pouvoir tourner le plus possible.

Cette tournée, ce serait pour promouvoir de nouveaux morceaux ?

Oui, voilà ainsi que notre mise en scène. On a pas encore défini ce qui va sortir, si c’est un album ou un EP, mais c’est prévu pour fin avril, début mai 2013. On a déjà quelques morceaux en projet, faire quelque chose de plus consistant que les deux morceaux qu’on a en téléchargement libre.

Dans le but de se professionnaliser ?

C’est la question qu’on se pose. On s’est donnés un projet pour un an. Cela va être décisif pour le groupe. Il y en a qui vont partir l’année prochaine donc on a décidé de faire un projet bien ficelé et après, on avisera. C’est un avenir incertain mais là, on compte juste s’amuser !

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Article initialement publié sur lavierennaise 

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