Retour conférence Olivier Cachin

Olivier Cachin, journaliste et écrivain, est le fondateur entre autre du magazine «  »L’Affiche », « Radicale » et de l’émission télévisée « Rapline » dans les années 1990. A son actif, une dizaine de livre et de nombreuses interventions dans les médias comme spécialiste reconnu de la Black music et du hip-hop. Dans le cadre du festival Dooinit, Olivier Cachin était invité à la MJC Bréquigny pour animer une conférence. Il a commencé par nous parler de l’historique de Rapattitude (nom deposé par EMI) l’une des compilations qui répertoriait, du début l’âge d’or du rap français, jusqu’à Lunatic l’ album Mauvais œil. L’occasion de restituer l’époque de son émission Rapline. C’est en 1995 que les ventes Hip-Hop se développent 1995 grâce à la radio Skyrock qui se met à diffuser ce genre de musique, jamais diffusé auparavant sur une radio nationale. 

A l’époque, le rap était un moyen d’expression en dehors des moeurs, le but n’etait pas de faire de l’argent mais seulement de faire du rap. Une religion, un sacerdoce. Dans les années 90, Kicker au mic c’était pour se faire reconnaitre, bien voir, c’était une époque de passion, d’idolatrie, d’adoration. Le titre comme Peace, love, untity, having fun, était comme un slogan pour toute une génération. Dans les Ghetto US, on était à la recherche d’une nouvelle mouvance avec ce mouvement hip hop. Une volonté s’était créée de pouvoir changer cette culture négative en culture positive, afin d’aller de l’avant et que les noirs-américain puissent avoir leur propre mouvement de contre culture (public ennemy – Fight the Power).  Les New Yorkais des Beastie Boys, sont les seuls blancs à avoir percé, car ils avaient signé chez Dej Jam et leurs textes écrits par Run Dmc. Mais cette mouvance rentre dans les mœurs et après une ou deux décennies, on s’aperçoit que dans le domaine de « L’entertainment » tout est touché aux US, et que c’est dans les quartiers de New York que  tout s’est développé. Olivier Cachin nous explique qu’en France nous avons développé notre propre style complètement différent de celui venu d’outre Atlantique. Une communauté unie que l’on ne retrouve pas en France. En prenant l’exemple de Sarcelles qui brasse près de 50 nationalités ou de groupes comme NTM ou IAM, résolument multi-culturels.  Enfin, une cohérence dans cette culture et si elle est souvent délaissée par les médias, le mouvement, bel et bien ancré après des décennies n’est pas près de s’estomper.

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