Chronique : Transmusicales partie 3/3

Samedi, c’est déjà le dernier jour des Trans…bon ok c’est faux, les transmusicales se finissent le dimanche, mais on est d’accord que personne n’ira se mettre la tête dimanche soir. Au parc expo pour la dernière soirée avant 1 an, vous aurez l’opportunité de kiffer avec des artistes connus et inconnus, c’est aussi ça la magie des trans : la découverte. Le hall 3 sera bien garni en ce samedi soir, puisque David Barat aka Gloria Dave sera derrière les platines. Dj confirmé depuis l’an 2000, ce mec organise et anime les soirées blow-up et Gloria à Paris, tout en respectant les traditions du vieux rock’n’roll de nos parents. Ces soirées ont permis de voir évoluer de nouvelles têtes aux côtés des plus prestigieuses légendes telles que Seeds, ou The Remains. Si vous aimez la nostalgie, Gloria Dave c’est pour vous.

Galaxie est un projet conduit par le Québécois Olivier Langevin depuis le début du nouveau milénaire. Galaxie 500 s’est rebaptisé Galaxie, afin d’éviter toute confusion avec la formation américaine menée jadis par Dean Wareham. Bien loin de la pop boisée et acoustique de feu, le trio de Boston assènent un rock percutant teinté de blues, perclus de virgules électroniques. Cette année, le groupe a sorti son troisième opus, dont le titre, Tigre Et Diesel, annonce plutôt bien ce à quoi l’on doit s’attendre : Galaxie sort de sa tanière pour un vacarme tonitruant.

Enfin, on aura plaisir de voir évoluer Janice Graham Band…Ces Mancuniens  insufflent une seconde vie au ska et à la soul avec enthousiasme. Ce quatuor dont le leader est un jeune chanteur au timbre rauque et puissant n’a pour l’heure publié que quelques morceaux aux titres criminels (Murder, Assassiner, Robbery) et aux mélodies venimeuses. Ces héritiers de The Clash sont là pour raviver la flamme d’une musique exaltée et engagée.

Derrière le titre « Mexican Institute Of Sound » se cache un certain Camilo Lara qui animera le Hall 4 en ce samedi 3 décembre 2011. Lassé d’entendre toujours la même soupe, ce Mexicain puise dans le patrimoine local (la cimbia, les mariachis…) et accompagne ses textes hispaniques de percussions latines. Ce mélomane sans frontière s’autorise également quelques crochets vers la polka ou le disco. Loin d’être indigeste, la recette est digne des meilleures Fajitas que vous ayez mangé .C’est ainsi que Lara dû quitter son studio minuscule pour s’entourer d’un bassiste, d’un DJ et d’un batteur afin de donner vie aux chansons bariolées qui forment son nouvel album – le troisième déjà. Produit par Holger Beier (vieille connaissance du Hammond Inferno), ce disque a fait le tour du monde et donne le tournis tout en révélant toute sa puissance sur scène. Avis aux amateurs de musique à sensation forte. Le rater serait un pêché.

Shabazz palace du hip hop old school novateur. Paradoxal mais bien réel, Shabazz Palace nous crée un mélange de hip hop psychédélique que l’on ne saurait juger. On vous encourage à aller les voir, puis à vous faire une idée personnelle.

Spank Rock ou l’electro Hip Hop ? En réussissant depuis Baltimore un mélange explosif de ghettotech, de crunk et de UK garage. Lil wayne n’a qu’à bien se tenir, l’enfant terrible qu’est Spank Rock se produit avec des personnages de l’electro actuel, comme Boys noize, Mark ronson et pharell williams…Alors Rendez-vous est pris dans le hall 4 de 2h40 à 3h25, en ce samedi 3 décembre.

Pour finir en beauté la soirée dans le hall4 quoi de mieux qu’un peu de chili sauce, avec el señor picante. Un mélange de reggaeton, dubstep, cumbia et acid house… Rien que pour ça le public des Trans quittera le parc expo avec la satisfaction d’avoir vu un monsieur présentant tout simplement du son qui tabasse, ambiance balance la purée bordel ! N’oubliez pas votre moustache !!

Dans la Green Room lors de la pause relaxation et du ravitaillement déshydratant et euphorisant on aura plaisir à entendre Suckafish P. Jones. L’australien de Barcelone nous apporte une musique électronique bien atypique avec de grosses basses, des synthés et des sons hétéroclites. Un bon moyen de transformer la chambre verte en Ramblas catalane : Party and alegria !

Numeric Ravers enchainera ; ce duo inspiré des plus grands, tels que Daft Punk, Boys Noize ou Justice, est né d’une collaboration entre deux artistes. Ils se côtoyaient depuis 12 ans et c’est seulement cet été qu’ils ont pour la première fois testé leur binôme à New-York. Pas besoin d’en dire plus , s’ils sont présents cette année aux Transmusicales ce n’est pas un hasard. Du son fat, amateurs de sons electros bien crades, c’est pour vous.
En cloture, la green room fera évoluer l’excellent Baadman, un jeune caennais de 16 ans avec une expérience et une connaissance de la musique électronique bien plus vielles que lui. Après être passé par Astropolis durant l’été, Baadman revient en Bretagne par le biais des Transmusicales, et pour le bonheur de tous les festivaliers  présents samedi de 3h30 à 5 heures…Et Dieu sait qu’il y’en aura.

Passons au terrible Hall 9 : Les têtes d’affiche sont Don Rimini et Agoria. On va faire court, on les connait.
Don Rimini, déjà passé par les Trans en 2007 et par l’antipode en mai dernier, est un pur et parfait exemple de l’electro à la French Touch. Quelques années d’expériences pour Xavier Gassemann, qu’il mettra à profit du Hall 9. Agoria pour les puristes de techno. L’encyclopédie sur pattes de la techno de Detroit est passé par Rennes en avril dernier. Ce pilier de l’univers techno est entre autre boss du label InFiné et co-fondateur du festival lyonnais « Les nuits sonores ».

Carbon Airways, de 22h10 à 23h00…Seulement 50 minutes et très tôt dans la soirée…les nouveaux Crystal Castles n’ont que 14 et 15 ans. On pardonnera à ces deux frères et sœurs leur permission de minuit, d’une part car ils n’en sont pas responsables : la loi réglementant le travail des enfants de moins de 16 ans interdit le fait qu’ils puissent jouer après minuit. D’autres part, parce que leur musique est au top et parfaitement taillée pour les grosses scènes ! Transmusicaliens, ne les ratez pas !!!

Huoratron. On vous parlait des nuits sonores quelques lignes plus haut…Huoratron y a participé en 2010 et n’était pas là pour donner la messe du dimanche matin. En effet, le finlandais a fait preuve de maxi partage et de grossses glissades pour satisfaire le public de connaisseurs présent à Lyon. Espérons qu’il réitère l’expérience et qu’il transforme le hall 9 en véritable sauna finlandais.

Enfin Fukkk Offf, l’allemand d’Hambourg est mondialement connu et vu comme une référence dans le monde de la techno. Samedi on vous promet que Bastian Heerhost transformera l’iceberg qu’est le hall 9 en un véritable lieu en ébullition, dans lequel on bouge pour la musique avant de le faire pour se rechauffer. Comme quoi lorsqu’on est allemand, il ne faut pas nécessairement être berlinois pour réussir dans la musique électronique.

V.T.B

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