Peter Von Poehl & Wind Orchestra – Tombées de la Nuit

C’est un concert plein de poésie, de mélancolie et de douceur que nous a livré Peter Von Poehl samedi soir à l’Opéra. Voici, en 4 points, pourquoi il faut aller le voir en concert (et accessoirement, écouter son nouvel album qui sortira début 2012).

Peter est suédois.
Est-ce utile de le préciser ? Peter Von Poehl est grand, blond, tout droit sorti d’une pub Ikea, suédois quoi. Cela dit, il parle un français presque parfait, et nous a même fait une petite blague sur les futurs prix Nobel suédois, auteurs de la « String theory »…selon laquelle le monde est fait de 11 cordes…comprendra qui veut ! En même temps, avec son accent, il aurait pu nous dire n’importe quoi, on aurait ri quand même.

Peter est enjoué ( ?!)
On connait tous ces chansons que l’on écoute en boucle histoire d’être encore plus mal quand ça ne va pas. Et Peter Von Poehl, sans trop m’avancer, c’est un peu le sponsor officiel de vos ruptures difficiles et autres gros chagrins…Il suffit d’écouter «The Story of Impossible » pour s’en assurer. Mais ! Peter nous chante ses chansons mélancoliques à souhait avec un air vivant et enjoué, il a l’air heureux de nous faire partager son spleen, danse d’un pied sur l’autre comme un pantin désarticulé…Il fallait bien ça pour ne pas ressortir de l’Opéra le moral dans les chaussettes. Mais c’est justement ce contraste qui a donné toute sa poésie à son  concert, nous laissant enchantés et émerveillés.

Peter et le Wind Orchestra.

Juste avant le concert, des cartons nous ont été distribués, annonçant le programme, le nouvel album, mais citant également tous les musiciens du Wind Orchestra accompagnant Peter Von Poehl sur scène. L’ « orchestre du vent » comprend donc comme son nom l’indique des instruments à vent, mais aussi des cuivres. Un beau solo de saxo nous sera d’ailleurs offert au milieu du concert. Peter ne veut pas concentrer toute l’attention sur lui, et nous a bien fait comprendre que tous ses musiciens ont un  rôle important à jouer : il les nommera tous, leur laissant la place centrale de la scène par moment, et le salut final se fera en ligne et main dans la main… « Peter Von Poehl & Wind Orchestra », ce n’était en fait qu’une seule et même entité, composée de musiciens de talent nous offrant un moment de grâce, hors du temps.

Peter est un grand enfant.

Pantalon trop court et chaussettes rouges apparentes, Peter Von Poehl ne se prend pas au sérieux. Ajoutez à cela un air doux et naïf lorsqu’il chante, cette manière d’attaquer ces phrases violemment et de les finir dans un souffle…Peter a gardé cette candeur qui fait que ses chansons sont encore plus belles lorsqu’on les voit jouées. Ses émotions sont palpables, son visage expressif, ses mouvements spontanés, et sa mine réjouie lorsque toute la salle a entonné avec lui The Story Of Impossible était vraiment touchante. Touchant, c’est le mot pour décrire ce personnage, que l’on sent émotif, sincère et généreux. J’ai compté, il nous a dit « merci beaucoup » 15 fois. Mais c’est à nous de le remercier de nous avoir ouvert les portes de son petit monde le temps de cette heure de concert qui restera dans nos mémoires.

Une réaction, un avis sur l’un des concerts ou le festival ? N’hésitez pas à poster un commentaire !

L.R.

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